Au bord, un arbre mourant,
Une montagne blanchâtre à l'horizon
Le vent emporte les oiseaux errants.
L'herbe contemple le ciel
Dans toute sa parfaite immensité.
Le soleil couchant cède sa couleur miel
Et nous laisse savourer son amère beauté.
Les feuilles mortes posées sur l'eau
Ont souffert pendant longtemps.
Le fleuve actif redonne la vie à ces mots
Mais l'ambiance d'automne reste présente.
La mélodie du vent qui berce les oiseaux
Rappelle le paysage mélancolique et monotone,
Et cette valse jouée aux violons d'automne
Caresse le vertige des feuilles sur l'eau.
Le peu de lumière qu'il reste
Cède sa place à la pluie acide
Et éveille un troubadour dans ma tête
Qui m'évoque un paysage limpide.
L'arbre meurt et reste impassible,
Il déguste ses derniers moments sans doute
Le temps n'est plus paisible
Et ne rouspète point face à cette nouvelle route.
La lassitude, l'innocence,
Le bonheur, la souffrance...
Tout cela n'a plus d'importance
Le fleuve emporte les feuilles mortes qui sont la souffrance.
Et je regarde ce désolant paysage
Qui se dégrade tel le mouvement d'un moulin.
Avec le temps qui nous donne un âge
Mais la nature est un phénix qui meurt et devient sain.
Je ne sais pourquoi
Mais je sens l'arbre dans mes veines
Sans doute parce que ses feuilles sont mes peines
Et ma peau son bois.